Ce sont les choix de mode de vie qui comptent le plus pour la longévité

J'ai passé ma carrière à lire les articles scientifiques, et non les gros titres.

Ainsi, lorsque la faculté de médecine de Harvard a récemment publié Pathways to Longevity, une étude exhaustive de 49 pages sur la science du vieillissement qui aboutissait aux mêmes conclusions que celles auxquelles j’étais parvenu au cours de plus de deux décennies de pratique clinique, cela m’a semblé significatif.

Voici ce qui m'a le plus marqué.

Tes gènes ne déterminent pas ton destin

Le rapport l’affirme clairement : la génétique n’explique que 20 % des variations de durée de vie. Jusqu’à 80 % sont déterminés par l’environnement et le mode de vie. C’est le principe même de l’épigénétique, la science qui étudie comment vos comportements et votre environnement influencent l’expression ou non de certains gènes. C’est également de là que vient le nom « EpigenEdit ». L’idée est que nous pouvons activement modifier notre état de santé, non pas en modifiant notre ADN, mais en modifiant les signaux que nous lui envoyons.

Le vieillissement présente 12 marqueurs biologiques, et nous pouvons les cibler

Harvard a identifié 12 mécanismes cellulaires à l'origine du vieillissement : le raccourcissement des télomères, le dysfonctionnement mitochondrial, l'inflammation chronique, la sénescence cellulaire, etc.

Ces facteurs sont mesurables et de plus en plus faciles à cibler. L'époque où l'on traitait les maladies liées à l'âge une par une touche à sa fin. La question que se posent désormais les scientifiques est la suivante : qu'est-ce qui ralentit le processus biologique sous-jacent du vieillissement lui-même ?

C'est la durée de vie en bonne santé, et non la durée de vie, qui doit être l'objectif à viser

J'ai toujours pensé que la longévité ne consistait pas à ajouter des années à la vie, mais à ajouter de la vie aux années. À Harvard, on partage cette vision.

Ce domaine a opéré un tournant décisif, passant de la simple prolongation de la durée de vie à l'allongement de la durée de vie en bonne santé. Cela nécessite une approche différente de la médecine et un autre type d'implication des patients.

L'oxygénothérapie hyperbare retient l'attention de Harvard

C'est une question qui me tient personnellement à cœur. Le rapport présente l'oxygénothérapie hyperbare (OHB) comme l'une des rares interventions non pharmacologiques présentant un réel potentiel biologique.

Des études suggèrent que l'oxygénothérapie hyperbare (OHB) pourrait favoriser la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, améliorer la fonction mitochondriale, augmenter l'activité des enzymes antioxydantes et contribuer à l'élimination des cellules sénescentes.

Les auteurs font preuve de prudence dans leurs conclusions, et à juste titre. Mais les mécanismes biologiques étudiés correspondent directement aux caractéristiques que Harvard identifie comme essentielles au vieillissement. Pour ceux d'entre nous qui travaillent dans le domaine de l'oxygénothérapie hyperbare (OHB), il s'agit là d'une validation significative par un organisme tiers.

Ce que Harvard vous recommande de faire

Parallèlement aux avancées scientifiques, le rapport indique clairement que la stratégie de longévité la mieux étayée par les données reste le mode de vie. Une vaste étude portant sur plus de 700 000 anciens combattants a révélé que les personnes âgées de 40 ans qui respectaient ces huit facteurs prolongeaient leur espérance de vie de jusqu’à 24 ans :

  • Faites régulièrement de l'exercice
  • Consommez principalement des aliments d'origine végétale
  • Profitez d'un sommeil réparateur
  • Gérer le stress
  • Restez en contact avec vos proches
  • Limitez votre consommation d'alcool
  • Évitez le tabac
  • Évitez l'usage abusif des opioïdes

J'ai commencé à m'intéresser à cette discipline bien avant que la plupart des gens ne se posent ces questions. Ce que Harvard vient de confirmer, je le vis et le mets en pratique depuis deux décennies. Les outils existent. Les preuves sont là. La seule question est : qu'allez-vous en faire ?

« La longévité n’est pas quelque chose qui vous arrive. C’est quelque chose que l’on construit, décision après décision. »

Dr Katrin Dreissigacker

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